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StratégiePublié le 7 juillet 2026~7 min de lecture

Google Ads vs Meta Ads en e-commerce : comment répartir le budget en 2026

Meta crée la demande, Google la capture. Juger les deux sur le même ROAS fausse tout. Notre cadre de décision et nos splits de départ par palier de budget — 5k$, 15k$, 50k$+/mois.

HM
Head of Media
80M$+ gérés sur Meta
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Google Ads ou Meta Ads : c'est la mauvaise question. Les deux plateformes ne font pas la même job — Meta crée de la demande, Google la capture. Comparer leurs ROAS dans le même tableau, c'est comparer un vendeur qui cogne aux portes avec une caisse enregistreuse. Voici comment répartir le budget selon ce que votre catégorie permet vraiment.

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Deux plateformes, deux jobs différentes

Meta est une machine à interruption. Personne n'ouvre Instagram pour magasiner vos produits : la plateforme insère votre offre dans un feed où on ne vous attendait pas. La performance dépend donc presque entièrement du créatif — l'audience, l'algorithme la trouve tout seul.

Google est une machine à capture. Quelqu'un qui tape « support vélo garage » ou le nom de votre marque a déjà décidé qu'il voulait quelque chose. Search, Shopping et les campagnes de marque récoltent une demande qui existe déjà. Google ne crée à peu près rien : il intercepte.

La conséquence pratique est simple. Meta peut faire grossir votre marché — c'est le seul des deux qui présente votre produit à quelqu'un qui ne le cherchait pas. Google, lui, plafonne au volume de recherche de votre catégorie. Vous pouvez doubler le budget Search : si 8 000 personnes par mois cherchent votre type de produit dans votre marché, vous n'en capturerez jamais 16 000.

C'est pour ça que « Google ou Meta » est une mauvaise question. La vraie question : combien de demande existe déjà pour ma catégorie, et combien je dois en créer ?

Meta crée la demande, Google la capture : jugez chaque canal sur sa job, pas sur le même ROAS.
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Les quatre inputs qui déterminent le split

Avant de parler pourcentages, quatre variables tranchent la question.

  1. Le volume de recherche de votre catégorie. Ouvrez Keyword Planner et additionnez les recherches mensuelles hors marque pour vos termes principaux. Sous quelques milliers de recherches par mois dans votre marché, Google ne pourra jamais porter votre croissance — peu importe la qualité du compte.
  2. Le panier moyen. Un CPC à 2,50$ avec un taux de conversion de 2%, c'est 125$ de coût d'acquisition. Sur un panier de 60$, le Search hors marque ne fonctionnera jamais. Sur un panier de 400$, c'est une aubaine.
  3. La capacité créative. Meta brûle du créatif comme une fournaise. Ce qu'on voit sur les comptes qu'on gère : sans 8 à 12 nouvelles pubs par mois, la fatigue créative gruge la performance en 4 à 6 semaines. Si vous ne pouvez pas produire ce volume, Meta va plafonner vite.
  4. La marge brute. Elle fixe le CAC maximal que vous pouvez tolérer sur de l'acquisition froide. Meta en prospection coûte plus cher au premier achat que le Search de marque — si votre marge ne permet pas d'acheter un client à perte à la première commande, votre split doit pencher vers la capture.

Personne ne peut vous donner un split sans ces quatre chiffres. Quiconque le fait vous vend une recette, pas une stratégie.

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Le même ROAS pour les deux : l'erreur qui fausse tout

Le tableau classique : Google affiche 9x, Meta affiche 2,8x. Conclusion du gestionnaire : couper Meta, doubler Google. C'est presque toujours la mauvaise lecture.

Le ROAS Google est gonflé par la marque. Vos campagnes de marque interceptent des gens qui vous connaissaient déjà — clients existants, bouche-à-oreille, gens réchauffés par vos pubs Meta. Une bonne partie de ces conversions seraient arrivées de toute façon, en organique, gratuitement.

Un ROAS de 10x sur votre propre nom de marque, ce n'est pas de la performance. C'est votre notoriété qui passe à la caisse.

Le ROAS Meta a ses propres distorsions : le view-through attribue des ventes à des impressions jamais cliquées, ce qui gonfle les chiffres en plateforme. Mais l'effet inverse existe aussi — Meta crée des acheteurs qui convertissent ensuite... sur votre campagne de marque Google. Le canal qui fait le travail ne reçoit pas le crédit.

Le bon réflexe, c'est l'incrémentalité. Deux tests simples : coupez la campagne de marque pendant deux semaines et regardez si les conversions organiques et directes absorbent le volume. Ensuite, comparez le ROAS Meta en plateforme avec votre MER global (revenus totaux divisés par dépenses pub totales) sur 60 jours. Si le MER monte quand les dépenses Meta montent, Meta travaille — peu importe ce que le tableau d'attribution raconte.

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Les splits de départ par palier de budget

Ces splits sont des points de départ — ce qu'on observe sur les comptes e-commerce qu'on gère — pas des dogmes. Ajustez-les avec vos quatre inputs.

5k$/mois : un seul canal. Divisez le budget en deux et aucun canal n'accumule assez de signal pour optimiser. Si votre catégorie a du volume de recherche et un panier qui supporte les CPC, prenez Google (marque + Shopping + 2-3 groupes hors marque serrés). Sinon, prenez Meta. Gagnez ce canal avant d'ouvrir le deuxième.

15k$/mois : cappez la capture, poussez la création. Financez d'abord le Search au complet — marque, Shopping, les requêtes hors marque qui convertissent. Dans la plupart des catégories, ça plafonne entre 3k$ et 5k$/mois. Tout le reste va vers Meta. Le split atterrit souvent autour de 70/30 en faveur de la création de demande, parce que la capture sature en premier.

50k$+/mois : full-funnel des deux bords, plus un test. Meta en prospection avec un remarketing structuré, Google en Search + Shopping + YouTube. Gardez 5 à 10% pour tester un troisième canal. À ce niveau, le défi n'est plus le split : c'est de scaler Meta sans écraser l'efficacité — on a documenté notre méthode dans comment scaler Meta au-delà de 10k$/jour.

La logique commune aux trois paliers : la capture se finance en premier parce qu'elle est finie. La création reçoit chaque dollar de croissance parce qu'elle est extensible.

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Le piège Performance Max

Performance Max est le conflit d'intérêts le mieux déguisé de Google. La campagne mélange Search, Shopping, Display et YouTube dans une boîte noire — et par défaut, elle enchérit sur votre propre nom de marque.

Ce qu'on voit dans les comptes qu'on audite : un PMax à 6-8x de ROAS dont une part importante des conversions vient de requêtes de marque. La campagne rachète des clients qui tapaient déjà votre nom. Le rapport a l'air magnifique. L'argent, lui, sert à intercepter votre propre trafic.

Trois correctifs :

  • Excluez votre marque de PMax avec les listes d'exclusion de marque — c'est natif dans l'interface.
  • Roulez une campagne Search de marque séparée, avec son propre budget plafonné. Vous voulez voir son coût réel, isolé.
  • Ouvrez le rapport des termes de recherche de PMax chaque mois. Si les requêtes de marque dominent, votre « moteur de croissance » est un péage sur votre propre notoriété.

Le même réflexe s'applique à tout le compte : chaque campagne doit prouver qu'elle génère des ventes qui n'arriveraient pas sans elle. Si vous n'êtes pas certain de ce que votre compte capture versus ce qu'il crée, c'est exactement le genre de chose qu'on décortique dans un audit.

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Quand le split s'inverse

Tout ce qui précède penche vers Meta parce que la majorité des marques e-commerce vendent des produits discrétionnaires. Mais dans certaines catégories, le split se renverse complètement.

Les catégories à haute intention — pièces de remplacement, consommables spécialisés, produits qui règlent un problème urgent — vivent sur Google à 70-80%. Personne ne découvre un filtre de thermopompe sur Instagram : on le cherche quand le sien lâche. Ici, Meta joue un rôle de soutien (remarketing, réachat), pas de moteur.

À l'inverse, les catégories d'impulsion et de découverte — mode, cadeaux, gadgets, nouveaux formats de produits — n'ont à peu près pas de volume de recherche à capturer. Personne ne cherche un produit dont il ignore l'existence. Ces marques vivent sur Meta à 80%+, et leur Google se résume à la marque et au Shopping qui récoltent la demande que Meta a créée.

Le test rapide : au moment de l'achat, votre client cherchait une solution ou une pub venait de lui créer une envie ? La réponse dicte votre canal principal.

Sur les comptes qu'on gère, c'est cette lecture-là — pas un pourcentage magique — qui soutient notre 4,2x de ROAS moyen. Les deux canaux orchestrés comme un seul système, c'est exactement ce qu'on opère dans notre programme Funnel Growth e-commerce.

Borgia Digital · L'auteur

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